vendredi 9 novembre 2007

Deuxième jour: Staré Město (vieille ville)

Staré Město, c'est l'ancienne "voie royale", une symphonie de styles archtecturaux au carrefour de routes commerciales.
Karlův most (pont Charles) et ses célèbres statues baroques qui jalonnent les parapets, mène d'une moitié de la ville à l'autre. Appuyé sur de puissants pilastres, le pont est un axe majeur de communication depuis sa construction: les processions qui acheminaient les rois au Château l'empruntaient rituellement, les chevaliers y organisaient des tournois, les marchands s'y réunissaient pour traiter leurs transactions... Nous commençons par une ascension de la tour du pont: arc enjambant la voie royale.
Avec son abrupte toiture, ses boules d'or, ses tourelles d'angle et sa galerie crénelée, la tour de garde, haute de 40 m, offre un spectacle toute en puissance et en élégance.

Star incontestée de Karlův most, Saint Jean Népomucène, se tient au milieu du pont, là où le corps du martyr fut précipité dans le fleuve voilà 300 ans. Sous la statue, des plaques en métal sculptées relatent son assassinat.
De joyeux touristes!
Staroměstské náměsti (place de la vieille ville). Irrésistiblement, es rues adjacentes ramènent le promeneur vers cet ensemble spectaculaire de palais princiers, de maisons de marchands, sans compter deux églises majestueuses qui dominent un monument moderne érigé à la gloire du héros national Jan Hus. (emballé pour travaux). Erigée du côté ouest de la place, la tour de l'horloge, haute de 66m, fut bâtie en 1364.
L'horloge astronomique, réalisée en 1410, comprend trois parties indépendantes: les personnages et deux cadrans. Toute les heures les figures s'animent. Nous attendons le spectacle à midi....Tandis que l'heure sonne, défilent les douze apotres qui sortent tour à tour de la partie supérieure de l'horloge. Dans la niche au-dessus des fenêtres, un coq chante, bat des ailes et le spectacle est terminé....jusqu'à l'heure suivante.

La partie médiane de l'horloge (ci-dessus) comprend un cadran qui reflète les théories scientifiques de l'époque: il indique la position des étoiles et des planètes, qui étaient censées influer sur la destinée. En dessous, le cadran du calendrier des mois et des signes du zodiaque est agrémenté de scènes bucoliques peintes au XIXè (ci-dessous). Nous sommes un peu déçus car il manquait la moitié des figurines s'animant (notamment le fameux squelette retournant un sablier).
Pour se consoler nous allons nous réchauffer avec un bon vin chaud!

Centre religieux du vieux Prague et symbole politique du nationalisme tchèque, la vénérable église Notre-Dame-du-Týn dresse sa spectaculaire double couronne hérissée de clochetons au-dessus de gracieux pignons vénitiens.

Ungelt (cour du Týn), à partir du XIè siècle, des marchands étrangers se réunissaient dans cette cour située à l'arrière de l'église. Ils y déchargaient leurs marchandises et payaient l'octroi. Côté nord, le superbe palais Granovsky fut érigé en 1560 sur le modèle d'un palais italien de la Renaissance ...d'où sa loggia ouverte.

Reconstitution hypothétique du Golem...

Ancien quartier juif: Josefov
L'empereur Joseph II, qui, au XVIIIè siècle, atténua les discriminations religieuses à l'encontre des juifs, légua son nom au ghetto pragois. Des sombres aléas de l'Histoire quelques témoignages ont survécu, à l'intérieur du ghetto: 5 synagogues, un cimetière et un hôtel de ville juif.

Encore une façade étonnante avec des colosses cubistes roses!

Španělská synagóga (synagogue espagnole)

Il s'agit de la plus récente (1867-1868) mais également de la plus somptueuse synagigue. D'un style néomauresque très inspiré de l'Alhambra de Grenade, c'est un véritable feu d'artifice de motifs géométriques et floraux!


Passage à côté de Star onová synagóga (synagogue Vieille Nouvelle). Non seulement la plus ancienne synagogue de Prague (v. 1270), mais aussi la plus vieille d'Europe encore en activité! Elle était malheureusement fermée cet après-midi.
Obřadní síň (salle des Cérémonies), cette construction néoromane (1908), abritait la salle des cérémonies de la confrérie juive des enterrements. Jusque dans les années 1920, on y préparait les corps avant leur inhumation.
Pinkasova synagóga (synagogue Pinkas, Musée juif):
Les noms des 77 297 victimes suivis de leur date de naissance et de disparition, classés d’après leurs communes d’origine, furent peints sur ses murs en lettres noires et rouges.
A l'étage, une exposition permanente est consacrée aux dessins réalisés par les enfants juifs du camps de concentration de Terezín, à 60 km au nord de Prague. Le musée conserve ici un ensemble de 4500 dessins sauvés et cachés par Friedl Dicker-Brandeisova, professeur des endants et peintre du Bauhaus. Les enfants ont représenté, pour l'essentiel, un monde imaginaire extérieur au camp...
Un moment très poignant!


Stary židovsky hřbitov: Ancien cimetière juif. La tombe la plus ancienne date de 1439. Les inhumations se poursuivirent jusqu’en 1787 et aujourd’hui, on compte près de 12 000 tombes. Le nombre des inhumés fut certainement plus élevé. Malgré plusieurs élargissements successifs du cimetière, sa surface était toujours insuffisante et on fut obligé de la recouvrir de nouvelles couches de terre. On suppose donc qu’il existe plusieurs couches de sépultures.

Rudolfinum: un bâtiment néorenaissance qui sert de salle de concert (en particulier pour l'orchestre philharmonique tchèque) et de salle d'expositions.



Le soir au détour d'une rue nous rencontrons un joli couple d'amoureux!

2 commentaires:

laurentt. a dit…

ça mange des saucisses, ça boit de la bière et du vin chaud... Jolie mèche Félicie !
Bertrand voulait faire un casse ?

bloggeur frustré a dit…

Vous ne seriez resté que 2 jours???Peut etre que l'appareil photo est tombé en panne ?